Lorsque l'analyste manque d'information,
il est souvent tenté de considérer ce poste comme
une non valeur . Il peut s'agir là d'une simplification
abusive dans le cas de recherches engagées par exemple
dans les domaines des NTIC ou de la recherche pharmaceutique,
ces travaux étant susceptibles de générer
des valeurs futures sans proportion avec les dépenses
initiales.
De plus, la logique n'est pas toujours respectée. On
constate, en effet, que bien souvent les entreprises n'utilisent
pas cette possibilité ou que lorsqu'elles le font c'est
parfois pour opérer un redressement partiel d'un résultat
conjoncturellement défavorable (en immobilisant elles
réduisent leurs charges et donc augmentent mécaniquement
leur bénéfice).
On assiste alors à ce paradoxe qu'une entreprise qui
immobilise ses frais de recherche devient suspecte aux yeux
des analystes (qui la soupçonne de tenter d'endiguer
une baisse de son résultat courant) au lieu d'être
considérée comme une entreprise dynamique en passe
de créer de la valeur future, ce qui devrait être
le vrai "signal" envoyé par ce comportement.
La pratique d'activation des frais de recherche et développement
est donc peu répandue en France et à l'étranger.
(Mais dans leur rapport de gestion, de nombreux groupes consacrent
des développements spécifiques, plus ou moins
étayés, à la présentation de leurs
activités en matière de recherche afin de souligner
les efforts consentis en ce domaine.)
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